+ de 650 trailers …
Dimanche 26 avril 2026, dans les Maures sous les nuages, 650 coureurs ont tracé leur chemin entre vignes et garrigue …
Malgré un ciel couvert et une météo peu clémente, le Trail de La Londe-les-Maures a tenu toutes ses promesses ce dimanche. Une course populaire et conviviale, portée par des bénévoles investis et des coureurs venus avant tout pour le plaisir.
Ce dimanche matin à La Londe-les-Maures, le ciel était gris et la météo peu engageante. Mais cela n’a pas découragé les participants. Dès le matin, les coureurs étaient déjà présents sur la ligne de départ, prêts à s’élancer sur les sentiers du massif des Maures malgré les nuages. Une preuve, s’il en fallait une, que l’ambiance et le plaisir de courir comptent bien plus que le bulletin météo.
Une course pour tous, au cœur d’un territoire à découvrir
Trois formats étaient proposés cette année pour s’adapter à tous les profils : le 22 km pour les plus aguerris, le 10 km pour ceux qui cherchaient à se dépasser, et un 5 km de découverte pensé pour les familles et les débutants. Une gamme volontairement large, qui traduit la philosophie de l’événement. Jean Giacosa, son organisateur, le dit sans détour : « Cette course s’adresse à des amateurs, on n’a pas beaucoup de professionnels, mais surtout aux familles pour la convivialité autour du sport. »
Pas de chronomètre obsessionnel, pas de course à la performance à tout prix. Ici, on avance à son rythme, on s’arrête parfois pour souffler et admirer le paysage, on échange avec le coureur qui vous double ou que vous doublez. Les parcours, eux, traversent ce que le territoire a de plus beau à offrir : des allées de vignes aux reflets dorés en cette saison, des sous-bois de chêneslièges, des crêtes balayées par un vent tiède malgré les nuages. La commune de La Londe-lesMaures, nichée entre mer et massif, offre un cadre rare que Jean Giacosa a à cœur de faire connaître. « Les objectifs, c’est faire connaître le territoire des Maures et la commune de La Londe, qui est une très belle commune », explique-t-il.
Trois mois de préparation, une trentaine de bénévoles
Derrière l’apparente légèreté d’une journée de course se cache un travail colossal. Jean Giacosa s’y prend trois mois à l’avance pour tout orchestrer « le temps passe vite », confie-t-il. Balisage des sentiers, sécurisation des passages délicats, coordination des ravitaillements, gestion des inscriptions : chaque détail compte pour que la journée se déroule sans accroc. « On passe du temps à préparer le terrain, tout ça, mais c’est agréable », assure-t-il, avec la sérénité de quelqu’un qui a trouvé dans cet événement bien plus qu’une simple mission logistique.
Pour tenir la machine, une trentaine de bénévoles ont été mobilisés ce dimanche. Postés aux carrefours, aux points de ravitaillement ou en bout de parcours, ils formaient une chaîne humaine indispensable, distribuant encouragements et boissons avec la même générosité. C’est en grande partie grâce à eux que l’atmosphère de la course reste aussi conviviale d’une édition à l’autre ce sentiment, difficile à quantifier mais immédiatement perceptible, d’être accompagné et accueilli.
Environ 650 participants ont répondu présent cette année, un chiffre légèrement en retrait par rapport à l’édition précédente, mais qui n’entame pas l’enthousiasme de l’organisateur. Bien au contraire. Jean Giacosa, qui envisageait sérieusement de passer la main après cette édition, a finalement changé d’avis au fil des semaines. « J’avais pour objectif de raccrocher, mais c’est tellement sympa qu’on va recommencer pour avoir plus de coureurs et modifier peut-être les parcours », annonce-t-il. Une nouvelle édition se profile donc, avec l’ambition d’attirer encore davantage de monde sur ces chemins varois.
Lionnel, le plaisir avant le podium
Parmi les 650 dossards accrochés ce matin-là, celui de Lionnel portait le numéro du 10 km. Un choix qui représente pour lui un vrai cap. Jusqu’ici, il n’avait participé qu’au trail de l’Escarelle, sur une distance de 9 km. Alors pourquoi ne pas franchir le pas et tenter le 10 ? « Je cours assez souvent, je ne vise pas le podium, mais mon objectif c’est de prendre du plaisir. C’est un petit défi pour moi », explique-t-il, les yeux déjà tournés vers les premiers lacets du parcours qui disparaissent dans les vignes.
Avant le coup de feu du départ, Lionnel avoue toutefois un peu d’appréhension. Sa dernière course remonte à six mois, et il sait que le 10 km du Trail de La Londe n’est pas une simple promenade. « Le milieu est assez compliqué dans le 10 km », reconnaît-il. Le dénivelé, les chemins techniques entre les ceps de vigne et les sous-bois touffus de la garrigue, les montées sèches qui font travailler les cuisses tout cela mérite le respect, surtout après une longue pause.
Mais c’est aussi précisément ce terrain-là qui attire. Ce mélange de nature brute, d’effort physique réel et de paysages généreux qui se dévoilent à chaque crête. Dans le Var, les trails ne manquent pas, mais celui des Maures a quelque chose de particulier une identité forgée par le territoire lui-même, ses vignobles, ses forêts de chênes-lièges, ses panoramas discrets que l’on gagne à la sueur du front.
Le ciel gris n’aura finalement été qu’un détail de la journée, presque un décor de plus. Ce que les coureurs sont venus chercher dans les Maures ce dimanche le défi, la nature, la chaleur humaine était bien là, intact, sous les nuages. Et si l’on en croit Jean Giacosa, l’an prochain, ils seront encore plus nombreux à en faire l’expérience.
Les résultats : https://timingzone.com/trail-de-la-londe-2026/
Infos+ : Association Aéria Organisation 21 impasse des Vignerons 83250 La Londe Les Maures. association.aeria@orange.fr
https://trail-lalondelesmaures.fr/
https://www.facebook.com/traildelalonde83
https://www.instagram.com/trail_de_la_londe/
infos & photos : Maxime LILI / VarSports
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